|
 Au Canada, de très nombreuses personnes se perdent en forêt. Une association québécoise a pour mission de rechercher les personnes disparues et sensibilise les enfants à la sécurité en forêt. Ils viennent de faire appel au COSI pour la formation des chiens pour la recherche des personnes ensevelies. Michel responsable de cette association, nous la présente.
Par Michel Massouty, Responsable de RSQK9
En 1981, à San Diego en Californie, un jeune garçon s’est perdu et malgré 3 jours de recherches intensives, a été retrouvé mort. Ainsi a été créee la première version du programme «pour survivre, reste près d’un arbre», dans le but d’éduquer les groupes d’enfants aux principes de base de la survie. Le Canada a repris en 1995 ce concept avec au Québec, cette jeune association que nous sommes. Le Québec est composé de 10 districts avec à leur tête pour gérer les secours, le département de la sûreté. Cela reste insuffisant pour couvrir une telle géographie. Ils ont besoin de bénévoles et ils font appel à nos services en dernier recours - 5 à 6 jours après une disparition - ce qui pollue le terrain des recherches. Aussi à ce jour, nous contactons directement la famille qui dans le désarroi fait aussi appel à nous spontanément. Depuis 2006 nous sommes quelques uns à avoir un chien et pratiquons la recherche de personnes disparues. Seulement après avoir participé à plusieurs recherches, nous avons compris qu’il était nécessaire d’avoir une structure établie sous le terme d’un Organisme Sans But Lucratif, équivalent des associations loi 1901 françaises. RSQK9 concerne exclusivement la recherche des personnes dispa-rues. Les chiens ne sont formés que pour retrouver des vivants. Nous sommes à la disposition au niveau de notre district québécois pour assurer toutes recherches. A ce jour 7 maîtres et leurs compagnons à quatre pattes sont adhérents. La majorité des chiens sont de race berger allemand. Car nous connaissons cette race et donc les maîtrisons.
Une à trois fois par semaine, de jour comme de nuit, nous nous retrouvons sur des terrains avec bois et sentiers pour nos exercices. Des tests s’effectuent régulièrement pour valider notre efficacité. Notre objectif est de toujours nous améliorer.
Après la catastrophe en Haïti, nous avons voulu avoir un plus dans le secours auprès des sinistrés. Nous avons découvert COSI, son existence depuis 25 ans et son expérience. Pour nous en effet, il est important de devenir autonome dans le matériel, dans la préparation aux départs et psychologiquement pour affronter ces catastrophes.
Aussi COSI a semblé bien répondre à nos attentes. Et pour nous c’est un gage de gain de temps pour arriver à nous structurer efficacement. Bref, on ne souhaite plus de catastrophes mais elles restent une fatalité. Donc il faut être prêt pour adoucir au mieux le stress des sinistrés rencontrés, et tout ceci avec une bonne dose d’humilité. |