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Malheureusement les petits togolais ne bénéficient pas d’une sécurité sanitaire comme la nôtre. Sur le terrain depuis 4 ans, COSI a pu rechercher et vérifier les facteurs associés et favorisants mettant à mal les défenses immunitaires de ces petits enfants.
Par Luc Walle Kinésithérapeute au COSI
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1- Le terrain de naissance Comme chez nous, certains chérubins héritent d’une fragilité pulmonaire sur laquelle peuvent se développer des infections primaires comme le paludisme, la grippe, la coqueluche, ou les parasitoses digestives et la rougeole. Dans certaines régions, 90% des petits enfants hospitalisés sont anémiés à cause du paludisme. L’inertie des programmes gouvernementaux successifs, le délabrement progressif des pistes et des routes, font qu’il reste toujours des foyers larvaires. On ne rencontre pas une seule personne qui n’ait pas le paludisme, cela fait partie de leur vie. Des antiviraux permettent d’atténuer les crises mais les nourrissons restent les plus exposés.
2- Les vaccinations pour les maladies de la petite enfance Elles sont souvent absentes ou mal faites, d’où l’intérêt d’une sensibilisation et d’une surveillance des carnets de vaccinations par les kinésithérapeutes. Le manque d’hygiène, la promiscuité, la pauvreté, et la malnutrition sont d’autres facteurs favorisants.
3- Les infections virales secondaires Ce terrain de fragilités primaires, est la porte ouverte aux infections virales secondaires, notamment par le Virus Respiratoire Syncitial (VRS responsable à 70% des bronchiolites) en majorité et les virus de la gastro-entérite -virus cousin. Cette dernière peut infecter la sphère pulmonaire, un cercle vicieux s’installe alors. Lors des formations, il faut insister sur la nécessité de faire cracher les nourrissons et de recueillir les sécrétions. D’abord parce que « l’on n’avale pas ses poubelles ! » et que l’on peut les analyser ensuite.
4- Le climat Quatre saisons sont épidémiques au Togo, en janvier lors de l’Harmattan, en mars en fin de saison sèche, en juillet pour la grande saison des pluies et en octobre pour la petite saison des pluies. La pollution urbaine s’ajoute au facteur climatique. Tous ces facteurs favorisants et associés sont responsables de surinfections bactériennes qu’il faut savoir détecter et traiter précocement pour éviter des séquelles graves. |