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Former des praticiens aux techniques de désencombrement est une priorité
L’urgence est de former des praticiens aux techniques de désencombrement pour éviter aux nourrissons un trop long et couteux séjour hospitalier, les exposant irrémédiablement à des risques de surinfections.
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Il faut, en parallèle, inciter les services de Pédiatrie à faire appel aux kinésithérapeutes formés au chevet des nourrissons et ce chaque fois qu’il y a un encombrement bronchique. Les résultats sont rapides : les bambins sortent au bout d’une semaine, au lieu d’un mois, et reviennent en externe en rééducation Pédiatrique pour poursuivre les soins. La formation de formateur et le contrôle des pratiques en est la suite logique.

Travailler en saison épidémique est primordial. La présence de Rodrigue, un confrère Togolais du CHU, est un atout précieux. Il a choisi d’améliorer la qualité des soins dans son pays au lieu de le fuir. Entre deux formations, il contrôle, rassure et rend compte. Par expérience, l’on sait que sans sa présence sur le terrain, la mission n’aurait pas été possible et pérenne. En 2010, est venue ensuite la nécessité d’une délocalisation de la formation aux Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) évitant le coût important du déplacement et de l’hébergement à Lomé. Le groupe formé peut ainsi s’aider, se soutenir après les formations. Les bénéficiaires n’auront plus à faire des déplacements pénibles et couteux sur la capitale pour se faire soigner. Le même travail de plaidoyer est fait : inciter les kinésithérapeutes à vendre leurs compétences. En effet beaucoup pensent qu’ils ne savent que masser ou confectionner des plâtres.
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NOS OBJECTIFS Améliorer la qualité des soins en Kinésithérapie respiratoire auprès des nourrissons et transmettre ce savoir aux kinésithérapeutes locaux. NOS MOYENS 1 mission au Togo, 3 bénévoles internationaux, 44 nationaux, 13 000 bénéficiaires NOS ACTIVITES Soins de santé publique dans les hôpitaux de références et écoles de kinésithérapeutes. |
La sensibilisation et la prévention sont les garants d’une pérennité de l’action. Ainsi, il a fallu préconiser un désencombrement précoce, initier un suivi, discuter des traitements, promouvoir l’hygiène des mains, et les conseils aux mamans. COSI, a fait la formation théorique et pratique en kinésithérapie respiratoire du nourrisson et du petit enfant organisée par l’Ecole Nationale des Auxiliaires Médicaux et l’Association des Masseurs Kinésithérapeutes du Togo pour 32 kinésithérapeutes de la sous région et de divers établissements du Pays. Le travail en parallèle dans les services de Pédiatrie, a permis de recueillir des cas cliniques pour les démonstrations et les pratiques.
On espère qu’avec 43 kinésithérapeutes de plusieurs régions différentes formés en 2010, 13 000 nourrissons et petits enfants vont recevoir un traitement par cette technique de désencombrement respiratoire. Il faut poursuivre cet effort et former d’autres kinésithérapeutes. Pour 2011, le Comité de Secours Internationaux va continuer à délocaliser la formation vers les Centres hospitaliers régionaux du Nord, à contrôler les pratiques et à sensibiliser. Mais au-delà, un nouveau projet pourrait naître comme la création d’un centre en kinésithérapie respiratoire à but humanitaire dans un quartier défavorisé de Lomé pour permettre un accès aux soins aux plus démunis.
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