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Au Maroc, ces enfants sont encore marginalisés pour leur différence
Malheureusement les petits marocains ne bénéficient pas d’une sécurité sanitaire comme la nôtre. Sur le terrain depuis 4 ans, COSI a pu rechercher et vérifier les facteurs associés mettant à mal la prise en charge de ces enfants.
Les familles les cachaient et vivaient leur naissance comme un malheur, voire une honte. Leur aspect physique différent est pour quelque chose dans cet état de fait. Mais lentement et heureusement le Maroc soutient plusieurs actions pour les intégrer dans la société. La politique sociale globale et intégrée est en route en facilitant l’accès à l’emploi et en élaborant un guide des normes d’accessibilités adaptées.
Le Maroc compte seulement 33 centres pour 53 000 handicapés mentaux
Sans un suivi, l’enfant handicapé ne peut espérer une intégration sociale ni professionnelle. Ce qui n’est pas sans conséquences car l’espérance de vie d’une personne trisomique a fortement augmenté. Dans les années 50, elle était d’environ 20 ans, aujourd’hui elle est de plus de 60 ans. La recherche scientifique a permis d’établir que l’on ne meurt pas de la trisomie 21, mais des complications qu’elle engendre, spécialement les malformations cardiaques et le dysfonctionnement de la thyroïde.
Au Maroc, le suivi médical régulier reste plus délicat mais a progressé. Il manque de centres spécialisés pour accueillir ces enfants, mais il y a également de grosses lacunes en formation du personnel spécialisé. Il n’existe pas de diplôme d’éducateur et les formations qui commencent à être mises en place au Maroc ne correspondent pas toujours au handicap. Elles sont très courtes et trop généralistes (suivis des femmes et enfants battus, des orphelins, des handicapés). De plus, aucun centre pour adultes handicapés n’existe.
La prise en charge
La prise en charge financière est lourde et les participations financières pour les bénéficiaires sont pour la plupart symboliques, compte tenu de la situation socio-professionnelle des parents. Les enfants trisomiques vivent souvent plus longtemps que leurs parents, dont ils sont dépendants physiquement, moralement et financièrement. Lorsque ces derniers meurent, ils se retrouvent à l’abandon, livrés à eux-mêmes.
Depuis 2010, une amélioration est engagée et avant 2012, quelques 800 classes intégrées seront réalisées pour accueillir 9 600 enfants aux besoins spécifiques.
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