| JAPON - Un séisme majeur |
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Il apparait que le séisme en lui-même n’a pas causé trop de dégâts sur les populations malgré l’extrême intensité dont il a fait preuve. On ne peut pas en dire autant des effets engendrés par le tsunami. Le Japon est K.O. debout comme un boxeur sonné. Le séisme d'une intensité exceptionnelle, le tsunami destructeur et maintenant une crise nucléaire qui n’est pas terminée.
Par Laurent Coste,
Les chercheurs du CNRS qualifient le séisme de magnitude 7,2 comme un séisme « a posteriori précurseur» de celui du 11 mars à 14h46 d’une magnitude 9 sur l’échelle de Richter. Selon l’institut américain de veille géologique USGS, le tremblement de terre se serait produit à une profondeur de 25 km, à 130 km à l’Est de Sendai, sur l’île de Honshu, la plus grande du pays. On annonce que le Japon s’est déplacé horizontalement de plus de 2,4 mètres vers l’Est et que l’axe de la terre a été modifié de 10 cm. Ce séisme est dû au glissement brutal estimé à 10 m de hauteur - d'une très grande faille inverse de 400 à 500 km de long et 30 km d’épaisseur située à quelques 120 km des côtes japonaises. La forte magnitude de ce séisme s'expliquerait par un jeu de pressions et tensions qui se sont accumulés pendant environ un siècle depuis le dernier séisme dans cette région. On peut dire que si le bilan des victimes directes reste peu élevé, c’est bien le résultat de cette prévention. Ailleurs, où la prévention des séismes n’est pas développée, des tremblements de terre de bien moindre intensité ont causé des centaines de milliers de victimes.
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