BIRMANIE - Réhabilitation outil de travail des pêcheurs
COSI a mené une opération de construction de bateaux en Birmanie. La nécessité de réhabiliter l'outil de travail des pêcheurs permet aux familles de pêcheurs de vivre de leur travail.
Lors du cyclone «Nargis», une équipe médicale COSI a consulté dans de nombreux villages au fin fond du delta – depuis Rangoon 120 km de route et pistes soit 5 heures de 4x4, 100 kilomètres sur l’Irrawady river, soit 10 heures de speedboat. Pierre raconte : «Lors de notre arrivée dans ce village nous constatons déjà de loin la trace que Nargis a laissé : les cocotiers sont étêtés sur une zone qui indique sa trajectoire. Au bord de cette ligne, les cocotiers sont souvent déracinés et coupés en deux, et les arbres plus gros mais aussi moins souples sont tous à terre ; Les maisons sont pratiquement toutes détruites, mais les familles des pêcheurs ont déjà reconstruit quelques abris sommaires en utilisant les débris. Ils nous expliquent qu’au moment ou Nargis est passé, l’eau est montée à une hauteur de 2 mètres environ jusqu’au plancher du 1er étage des quelques maisons. Sur ce village, 30 bateaux existaient avant le cyclone, 7 seulement subsistaient après. Le village curieusement n’a pas eu beaucoup de pertes humaines, seulement 20 personnes sont décédées… mais beaucoup travaillaient dans une zone un peu éloignée et donc n’ont pas été pris dans ce cyclone».
JavaScript est désactivé!Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
Les villageois restent au bord de l’eau à contempler les bateaux rescapés et se sentent démunis du fait de ne pouvoir aller pêcher et du coup de ne pouvoir assurer le quotidien de leurs familles. Et là germe l’idée d’un projet, la reconstruction de ces bateaux indispensables pour la survie des habitants.
Une mission d’évaluation est effectuée pour déterminer la pertinence d’un tel projet. Le Myanmar est un pays fermé et toute initiative demande une grande attention pour être efficace envers les sinistrés. Heureusement des contacts sérieux existent après la mission médicale. Cette évaluation a permis de constater que les besoins en bateaux sont réels dans ce village. De nombreuses autorisations sont à solliciter et demandent des rendez-vous avec les autorités de tous ordres, notamment avec les pêcheurs du Myanmar qui seront les partenaires locaux à la réalisation de ce programme. Autre point, l’équipe doit identifier les chantiers navals et en sélectionner un où sera effectué la construction des bateaux. Après plusieurs visites, c’est le chantier naval de «Pyin Kha Yaing» qui fera la construction, ce village est à proximité du village.
Bien entendu, la construction des bateaux s’est faite suivant les critères qualités définis par les Nations Unis lors du tsunami de 2004. Pour exemples, la qualité du bois choisi est primordiale afin de ne pas voir des bateaux mis au rebut rapidement, l’utilisation de clous d'acier et boulons qui ne doivent pas rouiller, le bon jointement des planches est indispensable pour éviter, par mauvais temps, des fuites et risques de renversement. Et aussi penser à protéger les accessoires nécessaires – tuyaux…- par du PVC.
Une convention est signée en octobre 2008 avec notre relais local pour la construction des bateaux, qui s’engage à aider les pêcheurs du village victimes du cyclone «Nargis». Cette convention concerne la construction de plusieurs «Choon pauk» ou bateaux en bois de construction traditionnelle et de «Phar Kii», bateaux plus gros et aussi de construction traditionnelle.
Dans ce partenariat, COSI est le commanditaire de la construction des bateaux. Notre partenaire Birman est notre collaborateur sur le terrain. Il est chargé de la surveillance quotidienne et de l’avancement des travaux. Il s’engage à vérifier que les constructions sont aux normes de l’autorité compétente du Ministère de la Pêche et des démarches pour la certification de navigabilité des bateaux. COSI s’est rendu au Myanmar à la fin de la construction afin de contrôler la qualité et la quantité de bateaux prévus dans le cadre de ce partenariat. Les bateaux sont logotisés. Contrairement à notre expérience Sri Lankaise en 2005, les bateaux sont affectés à un seul village. Il a été donc très facile de vérifier leur distribution aux bénéficiaires.
TWITTER COSI
|
| Lire la suite... |
|
| Lire la suite... |