Editorial - Louis Coste
L’humanitaire et ses risques - Comment ne pas se poser la question quand on voit l’augmentation des violences envers les équipes humanitaires ici et là. Au Tchad, au Soudan, en Somalie, en Afghanistan, on relate des attaques de convois, prises d’otages de plus en plus fréquentes, pour ne parler que des pays les plus médiatiques. On peut dire que le risque est présent sur tous les terrains d’interventions. N’est-ce pas un danger d’envoyer des médecins, logisticiens, sauveteurs pour aider les populations quand on connait le risque ? Je sais, cela fait parti du boulot, mais tout de même on passe du temps et de l’argent dans la sécurité des missions humanitaires...
Qui sont les responsables ?
Les humanitaires multipliant des actions sans réel fondement comme lors du tsunami car les budgets sont là. A Sumatra, à l’automne dernier, lors du séisme de Padang, alors que les Indonésiens ont à eux seuls géré la crise. Revenons aux fondamentaux, l’évaluation des besoins et l’adéquation entre besoins et moyens.
Les médias répandant l’information partout dans le monde jusque dans les coins les plus reculés, en donnant une visibilité de fait aux problèmes des populations en danger. Pas sur, il vaut souvent mieux savoir que cacher ou oublier l’information.
Les Etats démunis ou pas, victimes d’une crise, qui ouvrent en grand la porte des aéroports internationaux pour recevoir beaucoup de matériel et de subventions qui ne franchiront pas toujours les hangars des douanes.
Les Etats occidentaux, sous couvert de l’ONU ou de l’OTAN, qui lors d’interventions « militaro-humanitaires » entretiennent l’ambigüité entre aide et action des forces militaires. Comment peut-on avoir un fusil en bandoulière et distribuer des médicaments auprès des populations et dont le vrai but est le renseignement militaire à des fins géopolitico-commerciales.
Pour résumé, que chacun fasse bien, ce pourquoi il est fait. Les Nations Unies organisent les règles entre les Etats. Les Etats s’occupent de leurs populations. Les militaires font la guerre. Les médias informent le monde. Les ONG aident les populations qui en ont besoin de concert avec l’autorité souveraine. Peut-être qu’en respectant ces règles arrivera-t-on un jour à donner le minimum vital à chaque être sur cette planète. Car enfin, n’est-ce pas le fond du problème ? I•I
TWITTER COSI
|
| Lire la suite... |
|
| Lire la suite... |